Comète de Halley
La comète la plus célèbre de l’histoire — la première dont le caractère périodique et le retour ont été calculés par Edmond Halley en 1705. Elle revient environ tous les 76 ans.
Ouvrir Comète de Halley dans l'Explorateur 3D →- ComèteType
- 5.5 kmRayon
- 17.83 AUDistance
- 75.3 anAnnée
Aperçue pour la dernière fois en 1986, son retour est attendu mi-2061.
La comète de Halley est la comète la plus célèbre de l'histoire — celle qui a rendu les comètes prévisibles. Environ tous les 76 ans, elle déboule depuis le Système solaire externe, s'éclaircit en un spectacle visible à l'œil nu, fait le tour du Soleil, puis repart dans l'obscurité. Les gens ont enregistré ses passages pendant plus de deux mille ans, des chroniques chinoises de 240 av. J.-C. à la tapisserie de Bayeux.
Elle doit son nom à l'astronome anglais Edmond Halley, qui en 1705 réalisa que les comètes observées en 1531, 1607 et 1682 étaient un unique objet sur une orbite qui revenait, et prédit son retour pour 1758. La comète apparut effectivement, seize ans après la mort de Halley — la première comète jamais démontrée périodique, et la preuve que ces apparitions obéissent à la même gravité que les planètes.
Une errante sombre et glacée
Le noyau de Halley est un petit bloc sombre de glace, de poussière et de roche en forme de cacahuète, d'environ 15 km de long et 8 km de large. Sa surface est étonnamment noire — un albédo proche de 0,04, plus sombre que le charbon — car une croûte de matière organique suie recouvre la glace en dessous. Chaque fois qu'elle s'approche du Soleil, cette glace se réchauffe et jaillit sous forme de gaz et de poussière, enveloppant le noyau d'une coma luminescente et s'écoulant dans les longues queues qui font une grande comète.
Le retour de 1986 et le survol de Giotto
La visite la plus récente de Halley, en 1986, fut la première à être accueillie par des sondes spatiales. Une armada internationale — les Vega soviétiques, les japonaises Sakigake et Suisei, et l'européenne Giotto — s'envola pour l'intercepter. Le 14 mars 1986, Giotto passa à environ 600 km du noyau et renvoya les premières images rapprochées du cœur d'une comète, confirmant qu'il s'agissait d'un unique corps sombre et irrégulier libérant de brillants jets sur sa face exposée au Soleil.
Deux pluies de météores
La Terre traverse deux fois par an la traînée orbitale poussiéreuse de Halley, et chaque passage illumine le ciel. Ces débris produisent les Êta Aquarides de début mai et les Orionides de fin octobre — deux pluies de météores annuelles fiables dont les « étoiles filantes » sont des grains libérés par Halley au fil de ses nombreuses orbites, se consumant dans notre atmosphère.
Où elle se trouve maintenant, et quand elle reviendra
Halley se trouve actuellement loin dans le froid : le 9 décembre 2023, elle atteignit l'aphélie, le point le plus lointain et le plus lent de son orbite, à environ 35 UA du Soleil au-delà de Neptune — et elle a désormais entamé la longue chute de retour vers l'intérieur. Son prochain périhélie est prévu pour le 28 juillet 2061, et la géométrie sera bien plus favorable qu'en 1986 : la comète passera du côté de la Terre par rapport au Soleil, s'approchant à environ 0,48 UA, pour ce qui devrait être un spectacle magnifique.
Comment la voir
Pour l'instant, Halley est invisible sans un grand télescope, un faible point rampant de retour vers le Système solaire interne. Mais quiconque observe les pluies de météores des Orionides ou des Êta Aquarides en voit déjà des morceaux. La comète elle-même retrouvera sa gloire visible à l'œil nu en 2061 — pour de nombreux lecteurs, un spectacle véritablement unique dans une vie.
En chiffres
| Type | Comète |
|---|---|
| Orbite | Soleil |
| Rayon moyen | 5.5 km |
| Distance orbitale moyenne | 17.83 AU |
| Période orbitale | 75.3 an |
| Inclinaison orbitale | 162.26° |